Remise en route de la serre

L’exploitation de la serre n’est pas forcément très simple lorsque l’on ne se trouve pas sur site en permanence. L’année passée, nous avions testé l’achat de quelques plants variés (tomates, melons, courgettes, etc) que nous avions replanté dans des pots plus gros. La table de culture de la serre nous permet de correctement drainer les pots, mais les plantes ne se sont toutes développées correctement.

Cette année, je décide de mettre en place des bacs de plantations plus volumineux qui devraient apporter plus de place aux plantes (l’option “rangs de culture en plein air” n’est pas forcément adapté à Le Gast si l’objectif n’est pas de nourrir uniquement les animaux sauvages de la forêt!)

J’ai acheté des caisses en plastique très solides et surtout, dont les dimensions sont idéales pour l’espace que j’ai dans la serre.

Je vais construire une “table” pour supporter ces 3 bacs, que j’anticipe être lourds une fois remplis (sur ce coup là je ne me suis pas trompé!)

L’idée est d’utiliser des morceaux de solives qu’il me reste.

Le projet commence par un plan en 3D… la partie la plus simple finalement!

Ensuite, je rabote une première solive, et commence à découper les différentes pièces. La taille et le poids du bois ne simplifient pas les choses!

L’assemblage des pièces apporte aussi ses propre challenges: réussir à tout fixer de façon robuste, en respectant les angles droits et le tout avec une seule paire de main!

Je récupère des planches d’OSB pour faire les plateaux. Ce n’est pas un bois qui supporte l’humidité, je le protège donc copieusement avec de la lasure extérieure… l’occasion de tester mon nouveau pistolet à peinture Airless… top, j’ai gagné beaucoup de temps sur cette étape!

Il est temps de mettre en place la table dans la serre. J’en profite pour prévoir deux montants verticaux qui seront certainement utiles pour soutenir les plantes ou leur tuteurs.

Je m’attaque ensuite aux bacs de culture: l’idée est de prévoir une réserve d’eau en partie basse (on teste des trucs!), qui nécessite donc une canalisation pour la remplir ainsi qu’un “trop plein”. Je rajoute aussi une jauge pour rapidement constater du remplissage de la réserve d’eau.

Le remplissage des caisses est une sorte millefeuille, avec des cailloux à la base, une feuille de géotextile, et le terreau.

Je rajoute une petite pompe immergée dans le bac de récupération d’eau de pluie… elle me servira à irriguer les trois nouveaux bacs de culture… encore un peu de plomberie!

Je pars sur l’hypothèse de 3 rangs d’irrigation par bacs, en utilisant des gicleurs “goutte à goutte”

La pompe d’irrigation est commandée par une prise de courant que je contrôle depuis internet, histoire de pouvoir faire varier l’arrosage en fonction des conditions météo.

Je sème des graines dans 8 rangs… c’est là que commence le début de notre nouvelle expérimentation… on verra ce que cela va donner, en tout cas, je me suis bien amusé à mettre en place tout ce système!